La Ville de Bruxelles teste une nouvelle méthode de contrôle des populations de pigeons : la contraception. Il s'agit de distribuer à heure fixe, chaque jour de l'année une dose de grains de maïs contraceptifs.
Les pigeons bizet s'adaptent bien à la vie urbaine. C'est aussi en ville qu'ils trouvent beaucoup de nourriture… inadaptée à leurs besoins mais qui leur permettent de se reproduire toute l'année (12 petits/an). En plus, ils ont peu de prédateurs. Conséquence : surpopulation et nombreuses nuisances. C'est pourquoi la Ville désire tester la contraception.
La vidéo montre un distributeur de graines contraceptives pour les pigeons (cette vidéo ne contient aucun dialogue ou narration) :
La Ville de Bruxelles a déjà installé plusieurs distributeurs de graines contraceptives.
Le maïs est enrobé d'un antiparasitaire pour oiseaux (anticoccidien pour oiseaux). Il s'agit donc d'un médicament qui aide les oiseaux à se débarrasser d'un parasite de l'intestin. Mais cet antiparasitaire à un effet secondaire : la contraception.
Non, cet effet secondaire est temporaire car il suffit d'arrêter l'ingestion du maïs enrobé pour que les pigeons soient de nouveaux aptes à avoir des petits.
Non, la substance active est présente sur les graines en très faible dose. A tel point qu'il faudrait qu'un humain en absorbe des kilos pour que des effets se fassent sentir.
Pour que les autres animaux soient exposés aux graines, il faudrait qu'il en reste après le passage des pigeons. Ce n'est pas le cas car la quantité distribuée a été calculée en fonction de la population de pigeons.
Si par accident il en restait, les autres oiseaux ne courent aucun risque car il faudrait en consommer tous les jours pour avoir l'effet contraceptif. D'autre part, les moineaux, mésanges et autres petits passereaux présents en ville ne consomment pas de grains de maïs.
Les chiens et les chats ne consomment pas non plus de grains de maïs et les quantités nécessaire pour avoir un effet quelqu'il soit sont telles qu'il faudrait qu'ils consomment toute la dose journalière prévue pour la population de pigeons et il faudrait qu'ils mangent cette ration tous les jours.
Non, nourrir les animaux sauvages est interdit par le règlement général de police (article 35) sous peine d'amende.
Cependant, un nourrissage complémentaire des pigeons strictement encadré par la Ville autours des distributeurs est parfois autorisé pour fidéliser les pigeons aux distributeurs. Il faut pour cela recevoir une carte d'autorisation de nourrissage de la Ville de Bruxelles.
Le premier distributeur de graines a été placé à l'automne 2019 au square Clémentine. Au début du projet, il y avait une population de départ d'environ 250 pigeons. La réduction de population en février 2023 est de 66%.












