Mesures coronavirus

 

Contraception des pigeons

La Ville de Bruxelles teste une nouvelle méthode de contrôle des populations de pigeons : la contraception. Il s'agit de distribuer à heure fixe, chaque jour de l'année une dose de grains de maïs contraceptifs.

Les pigeons bizet s'adaptent bien à la vie urbaine. C'est aussi en ville qu'ils trouvent beaucoup de nourriture… inadaptée à leurs besoins mais qui leur permettent de se reproduire toute l'année (12 petits/an). En plus, ils ont peu de prédateurs. Conséquence : surpopulation et nombreuses nuisances. C'est pourquoi la Ville désire tester la contraception.

Contraception des pigeons (square Clémentine)

La Ville de Bruxelles a déjà installé 3 distributeurs de graines contraceptives. Les distributeurs se trouvent au square Clémentine, la place Anneessens et le parvis Notre-Dame de Laeken.

De nouveaux distributeurs seront placés dans d'autres quartiers de la Ville de Bruxelles.

Le maïs est enrobé d'un antiparasitaire pour oiseaux (anticoccidien pour oiseaux). Il s'agit donc d'un médicament qui aide les oiseaux à se débarrasser d'un parasite de l'intestin. Mais cet antiparasitaire à un effet secondaire : la contraception.

Non, cet effet secondaire est temporaire car il suffit d'arrêter l'ingestion du maïs enrobé pour que les pigeons soient de nouveaux aptes à avoir des petits.

Non, la substance active est présente sur les graines en très faible dose. A tel point qu'il faudrait qu'un humain en absorbe des kilos pour que des effets se fassent sentir.

Pour que les autres animaux soient exposés aux graines, il faudrait qu'il en reste après le passage des pigeons. Ce ne sera pas le cas car la quantité distribuée a été calculée en fonction de la population de pigeons.

Si par accident il en restait, les autres oiseaux ne courent aucun risque car il faudrait en consommer tous les jours pour avoir l'effet contraceptif. D'autre part, les moineaux, mésanges et autres petits passereaux présents en ville ne consomment pas de grains de maïs.

Les chiens et les chats ne consomment pas non plus de grains de maïs et les quantités nécessaire pour avoir un effet contraceptif sont telles qu'il faudrait qu'ils consomment toute la dose journalière prévue pour la population de pigeons et il faudrait qu'ils mangent cette ration tous les jours.

Non, nourrir les animaux sauvages est interdit par le règlement général de police (article 35). Les pigeons n'ont pas besoin de nous. Dans la nature, un pigeon consacre 90% de son temps à la recherche de nourriture. Si on le nourrit, il devient paresseux, il consacre moins de temps à la recherche de nourriture et consacre plus de temps à la reproduction. En ville, il y a assez de nourriture sans que l'on doivent les nourrir.

Au square Clémentine, plus qu'ailleurs encore, il est contreproductif de nourrir les pigeons car cela interfèrerait avec l'expérience menée.

Le premier distributeur de graines a été placé à l'automne 2019 au square Clémentine. Au début du projet, il y avait une population de départ d'environ 250 pigeons. La réduction de la population de pigeons en juillet 2020 est de 50%.

VOIR AUSSI