Contraception des pigeons

Au square Clémentine, la Ville de Bruxelles teste une nouvelle méthode de contrôle des populations de pigeons : la contraception. Il s'agit de distribuer à heure fixe, chaque jour de l'année une dose de grains de maïs contraceptifs.

Les pigeons bizet s'adaptent bien à la vie urbaine. C'est aussi en ville qu'ils trouvent beaucoup de nourriture… inadaptée à leurs besoins mais qui leur permettent de se reproduire toute l'année (12 petits/an). En plus, ils ont peu de prédateurs. Conséquence : surpopulation et nombreuses nuisances. C'est pourquoi la Ville désire tester la contraception.

Contraception des pigeons (square Clémentine)

Le maïs est enrobé d'un antiparasitaire pour oiseaux (anticoccidien pour oiseaux). Il s'agit donc d'un médicament qui aide les oiseaux à se débarrasser d'un parasite de l'intestin. Mais cet antiparasitaire à un effet secondaire : la contraception.

Non, cet effet secondaire est temporaire car il suffit d'arrêter l'ingestion du maïs enrobé pour que les pigeons soient de nouveaux aptes à avoir des petits.

Non, la substance active est présente sur les graines en très faible dose. A tel point qu'il faudrait qu'un humain en absorbe des kilos pour que des effets se fassent sentir.

Pour que les autres animaux soient exposés aux graines, il faudrait qu'il en reste après le passage des pigeons. Ce ne sera pas le cas car la quantité distribuée a été calculée en fonction de la population de pigeons.

Si par accident il en restait, les autres oiseaux ne courent aucun risque car il faudrait en consommer tous les jours pour avoir l'effet contraceptif. D'autre part, les moineaux, mésanges et autres petits passereaux présents en ville ne consomment pas de grains de maïs.

Les chiens et les chats ne consomment pas non plus de grains de maïs et les quantités nécessaire pour avoir un effet contraceptif sont telles qu'il faudrait qu'ils consomment toute la dose journalière prévue pour la population de pigeons et il faudrait qu'ils mangent cette ration tous les jours.

Non, nourrir les animaux sauvages est interdit par le règlement général de police (article 114). Les pigeons n'ont pas besoin de nous. Dans la nature, un pigeon consacre 90% de son temps à la recherche de nourriture. Si on le nourrit, il devient paresseux, il consacre moins de temps à la recherche de nourriture et consacre plus de temps à la reproduction. En ville, il y a assez de nourriture sans que l'on doivent les nourrir.

Au square Clémentine, plus qu'ailleurs encore, il est contreproductif de nourrir les pigeons car cela interfèrerait avec l'expérience menée.

L'expérience va durer 2 ans, avec des comptages réguliers de la population de pigeons. Un bilan sera fait à la fin de la 2e année et si c'est un succès, la mangeoire restera en place et l'expérience sera étendue à d'autres quartiers de la Ville de Bruxelles.

Contraception des pigeons

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