Les plantes exotiques envahissantes, couramment appelées plantes invasives, sont des espèces introduites par l'homme, dans une région où elles n'existaient pas auparavant, et qui se répandent dans cette nouvelle région de manière incontrôlée.
La plupart des plantes invasives ont initialement été introduites comme plantes ornementales, avant d'envahir les espaces verts et les milieux naturels. Les plantes invasives se trouvent partout : dans les villes, les forêts, les prairies, les étangs, les bords de cours d'eau.
Sans le savoir, vous en avez peut-être même dans votre propre jardin. Les invasions menacent la biodiversité à l'échelle mondiale et engendrent des problèmes économiques considérables.
De manière plus locale, les citoyens et les gestionnaires d'espaces verts ont tous un rôle à jouer, pour assurer une lutte efficace contre ces espèces tenaces. En effet, différentes espèces problématiques se développent actuellement à Bruxelles comme :
- la renouée du Japon
- le cerisier tardif
- la berce du Caucase
- la balsamine de l'Himalaya
Questions fréquentes (FAQ)
Aidez à compléter les questions fréquentes (FAQ) ci-dessous en adressant vos propres questions ou réflexions à climat@brucity.be.
Une plante invasive est, par définition, une espèce végétale qui :
- a été introduite par l'homme, de manière volontaire ou accidentelle, en dehors de son aire de répartition naturelle (c'est une espèce dite 'exotique')
- est capable de se naturaliser, c'est-à-dire de survivre et de se reproduire dans les milieux naturels
- présente de grandes capacités de dispersion conduisant à une expansion des populations
- tend à former des populations denses et envahissantes, qui dominent et éliminent progressivement les espèces indigènes
Fort heureusement, toutes les plantes exotiques ne deviennent pas invasives. On estime que pour 1.000 espèces exotiques introduites, seulement une peut devenir invasive.
Oui. Les plantes invasives constituent une réelle menace pour nos écosystèmes et la biodiversité de nos milieux naturels. Elles engendrent des coûts économiques considérables quant aux moyens à mettre en œuvre pour freiner leur développement et elles peuvent également causer des problèmes de santé publique.
Les espèces exotiques envahissantes constituent la 2e menace la plus importante pour la biodiversité mondiale, après la perte d'habitat direct. Le réchauffement climatique est susceptible d'aggraver encore la situation, car certaines espèces survivent et se reproduisent mieux sous des conditions environnementales changeantes.
Oui. La Ville de Bruxelles combine 2 stratégies d'action complémentaires pour limiter le développement des plantes invasives : la prévention et la gestion. Il est nécessaire d'agir sous ces 2 angles d'attaque car la lutte contre les espèces invasives commence par l'arrêt de leur plantation.
La prévention consiste à limiter les introductions dans l'environnement. Elle implique d'informer les citoyens sur les risques que représentent ces plantes invasives, encore largement méconnues du grand public, afin d'en limiter la propagation. Il est en effet beaucoup plus efficace et moins coûteux d'éviter de nouvelles introductions, que de devoir gérer ces plantes une fois répandues dans la nature.
La gestion consiste à contrôler (et, lorsque c'est possible, à éradiquer) des populations déjà installées dans l'environnement. Elle requiert des techniques adaptées à la biologie de l'espèce et au type de milieu envahi. C'est la stratégie que la Ville de Bruxelles applique dans ses espaces verts et autour de ses bâtiments. Les jardiniers sont formés à identifier les plantes exotiques invasives et à les enlever de manière appropriée.
Oui. Des alternatives existent et il est possible de réduire les risques d'introduction et de propagation des plantes invasives. Pour cela, il est nécessaire de :
- connaître la liste des plantes invasives en Belgique
- ne pas les planter ni les disséminer
- privilégier l'utilisation de plantes alternatives non invasives
- ne jamais jeter les déchets verts contenant des plantes invasives dans la nature, les terrains vagues ou dans les rivières… car elles peuvent se régénérer et repousser
- enlever les plantes dès leur apparition
C'est ainsi qu'en 2012, la Ville de Bruxelles a adopté le Code de conduite sur les plantes invasives en Belgique, établi en collaboration avec l'Université de Liège Gembloux Agro-Bio Tech dans le cadre du projet LIFE+ AlterIAS. La Ville mène depuis lors une politique stricte et déterminée contre les plantes exotiques invasives. Une combinaison de méthodes est mise en œuvre pour éviter leur propagation et pour garantir une limitation et une éradication de foyers existants. Cette politique de gestion des essences invasives s'inscrit dans une gestion durable de la végétation urbaine.
Oui. N'hésitez pas à la consulter sur le site de la Site externeplateforme belge de la biodiversité.
Lorsque vous achetez une plante ou réaménagez un jardin, il est toujours utile de vous assurer que vous n'avez pas affaire à une espèce invasive même si sa vente est interdite (art. 77 de l'Ordonnance du 1/03/2012 relative à la conservation de la nature). Parlez-en autour de vous, à vos proches, vos amis, vos voisins, à votre jardinier,...
Oui. Cette plante peut former des populations très denses qui peuvent rapidement faire régresser ou disparaître d'autres plantes. Ses modes de propagation lui permettent la colonisation de nouveaux sites, avec une croissance et une régénération très rapides :
Règlement de police
Dans son chapitre 2 "Propreté et Salubrité publiques", deux articles (23 et 25§1) du Règlement général de police concernent spécifiquement les plantes invasives.












