Ces 10 dernières années, la Ville de Bruxelles a mis en œuvre de nombreux aménagements pour améliorer la qualité de l'air de la ville.
Plusieurs mesures ont permis d'apporter plus de sécurité, d'attractivité, une meilleure accessibilité et un air plus pur dans le Pentagone :
- le piétonnier
- la mise en place des rues ou quartiers scolaires
- l'extension et l'amélioration du réseau de transport public
- la généralisation des zones à 30km/h
- le nouveau schéma de circulation dans le Pentagone
- le réaménagement de plusieurs rues et places
Au niveau de la Région, l'introduction de la "Low Emission Zone (LEZ)" a eu un effet conséquent sur la qualité de l'air en région bruxelloise. Cette interdiction de circulation de certains véhicule sur le territoire bruxellois a eu un impact positif dans les relevés de NO2.
Ces mesures sont fondamentales car la pollution de l'air a des conséquences dramatiques pour la santé des bruxellois. En effet, selon Site externeune étude commanditée par l'Observatoire de la Santé et du Social de Bruxelles-Capitale, "la pollution de l'air aux PM2,5 et au NO2 est responsable en Région de Bruxelles-Capitale de plus de 930 décès prématurés par an". Cette pollution de l'air est essentiellement lié au trafic automobile.
Quels sont les principaux indicateurs qui permettent de déterminer la qualité de l'air ?
La qualité de l'air extérieur d'une ville dépend principalement de 3 polluants, les particules fines, le dioxyde d'azote et l'ozone. Ces polluants sont principalement issus de de la combustion d'énergies fossiles liée au chauffage, au transport routier, à l'activité industrielle.
- Les particules fines PM 10 et les particules très fines PM 2.5, sont les particules inférieures à 10 et 2,5 μm (micromètres). Les PM 2.5 sont les plus dangereuses pour la santé du fait de leur taille et de leur durée de suspension dans l'air qui s'étend sur plusieurs semaines.
- Le dioxyde d'azote (NO₂) est un gaz toxique et polluant, principalement émis par la combustion des carburants fossiles dans les véhicules. Il peut irriter les voies respiratoires, aggraver des maladies pulmonaires et contribuer à la formation de l'ozone, un autre gaz nocif pour notre santé.
C'est en hiver, lorsque les voitures et le chauffage domestique connaissent leur plus forte intensité d'utilisation que les particules fines et le dioxyde d'azote sont le plus présents dans l'air, créant ainsi ce qu'on appelle des "pics de pollution hivernaux".
- L'ozone (O³) : issu du trafic routier et de l'activité industrielle, ce gaz est particulièrement présent en été, lors des vagues de chaleur. Ce polluant est dit "secondaire" car sa formation nécessite une réaction photochimique complexe avec d'autres polluants "précurseurs" que sont les oxydes d'azote et les composés organiques volatils (COV). L'ozone est structurellement plus concentré en zone rurale à cause d'une concentration des polluants secondaires plus propice à sa formation.
- Le monoxyde de carbone (CO) : ce polluant se forme à partir d'une combustion incomplète d'énergie fossile qui peut être liée à un manque d'oxygénation ou à une température de combustion trop faible. Selon Site externeBruxelles Environnement, dans un inventaire soumis en 2011, les émissions de monoxyde de carbone ont diminué de 85% entre 1990 et 2008 en Région de Bruxelles-Capitale. Cette diminution est principalement due aux normes européennes EURO sur le monoxyde de carbone et à l'installation obligatoire d'un catalyseur sur les véhicules diesels et essences.
La concentration de ces polluants est contrôlée quotidiennement par la Région de Bruxelles-Capitale (Site externeCELINE) afin de prévenir les risques liés à une mauvaise qualité de l'air: maladies respiratoires et cardiovasculaires.
Les données collectées au fil des années ont permis d'établir l'évolution de la concentration des 3 principaux polluants. Ces résultats montrent une nette amélioration de la qualité de l'air à Bruxelles qui s'explique par les mesures mises en œuvre ces dernières années. Selon Site externeBruxelles Environnement :
- les quantités de particules fines émises ont ainsi diminué de 46% pour les PM10 et de 49% pour les PM2.5 entre 2006 et 2022 en Région de Bruxelles-Capitale
- la concentration moyenne annuelle en NO2 a diminué de 46,81% entre 2006 et 2022 en Région de Bruxelles-Capitale. Les mesures de régulation de la circulation de la maille apaisée ont conduit à une redistribution des flux de circulation au sein du Pentagone. Cela conduit naturellement à des émissions et des concentrations en NO2 diminuées par endroits. Au regard de la qualité de l'air, la maille apaisée semble cependant prendre son sens en interaction avec le renouvellement du parc automobile initié par la LEZ. Le renouvellement du parc mitige les augmentations de concentration en NO2 sur les axes impactés négativement par la maille apaisée, et la maille apaisée accentue les effets bénéfiques de la LEZ sur la majeure partie du Pentagone.
- seule la concentration moyenne annuelle en ozone troposphérique a augmenté de 25% entre 2006 et 2022 en Région de Bruxelles-Capitale, mais les pics de pollution à l'ozone ont nettement diminué. Cette tendance est globale en Europe.
En 2022, les concentrations de particules fines, d'ozones et de dioxydes d'azote respectaient les normes de qualité de l'air fixées par l'Union européenne.
Le nouveau schéma de circulation a déjà fait ses preuves en réduisant le trafic automobile au sein du Pentagone, en améliorant le transport public et en apportant plus de sécurité pour les cyclistes et les piétons. Les quartiers résidentiels sont également plus accessibles et apaisés.
En chiffre enfin, le quartier apaisé Pentagone a déjà fait ses preuves. En effet, en 2023, 27% de voitures en moins traversent le centre-ville quand 36% de cyclistes supplémentaires y sont présents. Le trafic automobile a diminué de 20% sur la petite ceinture et 36% de voitures en moins traversent le Pentagone. Concrètement, tous les jours, c’est 18.212 voitures en moins qui ont circulé au sein du Pentagone et c'est 4.924 voitures en moins qui ont circulées aux entrées et sorties de celui-ci.
Côté vélo, la tendance est encore plus significative : en moyenne 36% de cyclistes en plus ont été comptabilisés lors des deux heures de pointes de la journée.
Les mesures prises ces dernières années ont grandement modifié la manière de se déplacer dans le Pentagone et participe à l'évolution des habitudes de déplacement vers plus d'intermodalité. Les livraisons et la logistique ne sont pas oubliés et la Ville de Bruxelles soutient différents projets de développement d'une logistique last mile, de proximité.
Bruxelles connaît régulièrement des pics de pollution qui peuvent avoir des conséquences sur la santé et l'environnement. Pour prévenir ces effets, la Région de Bruxelles-Capitale a établi différents seuils de concentration en polluants à partir desquels une information est communiquée au public et, dans certains cas, des mesures doivent être mises en œuvre.
Vous pouvez retrouver ici les différents seuils de pollution et les mesures d'informations et d'intervention prises par la Région de Bruxelles-Capitale pour lutter contre la pollution :
Suivez en direct la qualité de l’air en Région de Bruxelles-Capitale via la Cellule interrégionale de l'Environnement (CELINE) :











