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Exposition François Malfait (1872-1955)

Emplacement:
Bourse de Bruxelles
boulevard Anspach, 80 - 1000 Bruxelles
Période:
Mercredi 15 octobre 2025 - Dimanche 1 mars 2026
Heures d'ouvertures:

De 9h à 22h

Catégorie:
Expo

La Ville de Bruxelles vous invite à découvrir le travail de l'architecte François Malfait à travers une exposition destinée à mettre en lumière les multiples facettes de son oeuvre architecturale.

Des panneaux explicatifs disposés dans la Bourse vous permettront de découvrir cette personnalité aux multiples facettes et quelques-unes de ses réalisations marquantes.

L'exposition, accessible sans réservation, était lancée dans le cadre des Heritage Days 2025 consacrés à l'Art Déco.

François Malfait
Portrait de François Malfait, vers 1935 © reproduit d’après l"Le Livre d'Or de l'Exposition Universelle et International" – coll. privée

Personnalité particulièrement brillante, François Malfait dirige le service d'Architecture de la Ville de Bruxelles entre 1912 et 1942 - époque qui coïncide pleinement avec l'essor et le triomphe du style Art Déco.

Auteur de bâtiments, d'aménagements urbains, de monuments, de rénovations ou encore responsable de divers travaux de restauration, François Malfait joue un rôle majeur dans le développement architectural et urbanistique de Bruxelles.

Fils et petit-fils de sculpteur-décorateur, François Malfait débute dans l’atelier familial avant de s'orienter vers l'architecture. Il se forme, entre autres, auprès de l'architecte Capronnier avant de poursuivre son apprentissage par des voyages d'études en Italie et la visite des principaux musées d'Europe.

Bien que son nom demeure peu connu, nombre de ses réalisations constituent des repères familiers dans le paysage bruxellois à l’image de l'Athénée Robert Catteau, l'une de ses oeuvres les plus emblématiques. On lui doit également l'Ancienne École de Médecine, boulevard de Waterloo, ou encore l'agrandissement du Théâtre royal du Parc ; deux projets qui ont suscité l'admiration jusqu'à l'étranger. 

François Malfait s'attèle, par ailleurs, à restaurer des édifices historiques comme l'Hôtel Ravenstein et plusieurs maisons de la Grand-Place. Il est aussi en charge de décorations éphémères -lors de grandes manifestations comme l'Exposition universelle et internationale de Bruxelles de 1935 dont il assure les "effets de lumières" et pour laquelle il construit le "Palais de la Ville de Bruxelles".

Jalonnée de projets extrêmement variés, la carrière de François Malfait en tant qu'architecte en chef de la Ville de Bruxelles témoigne d'une capacité à jongler avec les styles du passé, d'une remarquable faculté d'adaptabilité aux contraintes et d'une aptitude à faire évoluer son oeuvre vers la modernité.

Un grand talent à découvrir !

Athénée Robert Catteau
Vue de l'ancienne entrée principale, rue des Minimes, encadrée de deux groupes sculptés sur les thèmes du savoir et de l'apprentissage réalisés par Jacques Marin © CPH

Rue Ernest Allard 49, 1000 Bruxelles
1923-1927 I Inscrit à l'inventaire légal le 19 août 2024
Thème : Construction Art Déco

Chef-d'oeuvre de François Malfait, l'Athénée Robert Catteau constitue également une prouesse urbanistique. Édifié sur un terrain situé entre la rue Allard et la rue des Minimes, il rachète un dénivelé de plus de 16 mètres tout en respectant les prescriptions de hauteur destinées à ne pas entraver la vue sur l'un des plus beaux panoramas de Bruxelles.

Inauguré en 1927, l'établissement répond "aux dernières exigences de la pédagogie moderne" avec un caractère fonctionnel et une esthétique typiques de l'entre-deux-guerres. Le bâtiment comprend cinq ailes qui s'organisent autour de deux cours. En façades, le style Art Déco s'exprime par un jeu de matériaux aux textures et couleurs variées - briques jaunes et rouges combinées aux pierres blanches et bleues - tempérées par des lignes sobres et des motifs géométriques simples.

À front de la rue des Minimes, l'ancienne entrée principale, soulignée par un avant-corps, est surmontée d'un fronton encadré
de deux groupes sculptés et portant l'inscription "Ecole Moyenne".

L'édifice implanté rue Allard adopte, quant à lui, une façade plus modeste, mais entièrement réalisée en pierre blanche.

À l'intérieur, outre les classes et les locaux de l'équipe pédagogique, les installations de l'Athénée comprennent, entre autres, une salle de conférences - convertible en salle de cinéma - et des vitrines, conçues sur le principe du "musée scolaire", vouées à l'approfondissement des connaissances des élèves par le biais d'expositions.

Ancienne sous-station électrique
Façade principale de la sous-station électrique du bd de l’Abattoir © AVB TP 56462 012

Boulevard de l'Abattoir 9, 1000 Bruxelles
1927-1930 I Classée depuis le 8 décembre 2016 
Thème : Construction Art Déco

À Bruxelles, l'usage de l'électricité se généralise progressivement dès la fin du 19e siècle. Produite en courant continu dans une usine centrale, cette énergie devait ensuite être transformée en courant alternatif dans des sous-stations pour convenir à un usage domestique. Avec celle de la rue Luther, disparue, la sous-station du boulevard de l'Abattoir est une des dernières de ces installations à être construites sur le territoire bruxellois.

Le bâtiment se situe à l'emplacement d'un jalon fortifié de la seconde enceinte urbaine du 14e siècle, remplacé au début du 19e siècle par une écluse de style néoclassique. François Malfait a d'abord tenté d'adapter l'ouvrage rendu inutile lors de la rectification du tracé de la Senne. 

Après plusieurs esquisses d'inspiration vernaculaire, il présente un projet d'esthétique Art Déco à tendance moderniste. Le bâtiment conserve une identité locale grâce, notamment, à l'emploi de la pierre bleue et de la brique de Boom.

De grandes verrières métalliques éclairent la salle des machines qui occupait à l'origine toute la hauteur de l'édifice. À l'intérieur, un pont roulant et une passerelle à mi-hauteur permettaient d'entretenir l'installation.

Désaffecté dès la fin des années 1930 suite aux progrès accomplis en matière de distribution d'électricité, le bien est loué à la rédaction d'un journal sportif qui fait subdiviser le volume initial en deux niveaux. Restauré en 2022, il est désormais occupé par l'Institut des Arts et Métiers.

Ancienne École de Médecine et Institut d'Anatomie
École de Médecine et Institut d'Anatomie. Détail d’une des façades latérales © CPH

Boulevard de Waterloo 115, 1000 Bruxelles
1924-1928 I Inscrits à l'inventaire légal le 19 août 2024
Thème : Construction Art Déco

Ce complexe monumental construit par François Malfait, avec le soutien de la fondation Rockefeller, est constitué de trois corps de bâtiments reliés par des ailes transversales.

Le béton a été choisi pour l'ossature parce qu'il permettait de réaliser de vastes espaces dont le cloisonnement pouvait être
adapté au gré de l'évolution des usages.

Le programme architectural s'inscrit donc dans une logique constructive préalablement pensée par l'ingénieur Eugène François. Pour autant, la maçonnerie ne remplit pas qu'une fonction d'habillage : elle possède également un rôle structurel.

Fidèle à son style personnel, l'architecte a choisi la pierre bleue et la brique flammée pour les façades, imprimant une allure vernaculaire à cet ensemble de style Art Déco. On retrouve, tant à l'extérieur qu'à l'intérieur, nombre d'éléments de composition proche de l'Athénée Robert Catteau construit dans les mêmes années.

En 1993, l'immeuble a été rehaussé d'un étage vitré en attique, édifié au-dessus de la corniche saillante par l'architecte François Schilling. Après le déménagement de l'École de Médecine, le ministère de la Justice a occupé les lieux. Actuellement, le bâtiment est une nouvelle fois à affecter.

Jacques Marin (1877-1950)

À front de boulevard, l'entrée principale est mise en évidence par un portail sculpté. Les deux atlantes qui supportent l'auvent monumental et les sphères enserrées par des serpents, qui le surmontent, sont l'oeuvre du sculpteur Jacques Marin (1877-1950), avec lequel Malfait a collaboré à plusieurs reprises.

Former garage for hearses
Entrée vers les bureaux : garde-corps métallique tubulaire, soubassement en céramiques et les châssis métalliques typiques du modernisme - 2016, Wim Kenis © urban.brussels

Avenue du Cimetière de Bruxelles 114-116, 1140 Evere
1934-1935 I Inscrit à l'inventaire légal le 19 août 2024
Thème : Construction Art Déco

En 1934-1935, la Ville se dote d'un garage pour corbillards à proximité du cimetière de Bruxelles, situé sur le territoire de la
commune d'Evere. Son but est de moderniser et rendre plus efficaces ses équipements, en remplaçant ses corbillards à chevaux par des voitures automobiles. Le projet est confié à François Malfait.

L'usage de matériaux traditionnels - brique et pierre bleue - fréquemment retenus par l'architecte dans ses réalisations Art Déco
est désormais tempéré par une écriture clairement Moderniste, abandonnant l'ornementation au profit d'une composition très sobre, à la géométrie rigoureuse.

À l'exception de son portail, la façade à rue est caractérisée par des lignes horizontales traduites par une série d'éléments architecturaux finement associés : soubassement marqué, appuis et linteaux de fenêtres continus, ligne de corniche et auvent saillants.

Cette horizontalité est reprise en mineur par les divisions des châssis, les ferronneries ornementales et l'inscription "Ville de Bruxelles - Service des inhumations". Le soin minutieux porté par l’architecte aux détails de finition est perceptible, tant à l'intérieur qu'à l’extérieur.

À gauche de l'entrée carrossable, le rez-de-chaussée était occupé par les bureaux et l'étage par le logement du concierge.

À droite, sur un seul niveau, se trouvait le dépôt des draperies.

Le garage proprement dit se développe en intérieur d'îlot. Il est constitué d'un vaste vaisseau couvert par une structure à poutres
arquées en béton armé, complété d'une petite annexe occupée par l'atelier de réparation.

Désormais propriété privée, le bâtiment fait actuellement l'objet d'un projet de reconversion en logements.

Palais de la Ville de Bruxelles à l'Exposition universelle de 1935
Carte postale d’époque figurant le Palais de la Ville © Coll. privée

Plateau du Heysel 
1935 I Pavillon éphémère - Démoli
Thème : Construction Art Déco

En 1935, François Malfait conçoit pour l'Exposition universelle et internationale de Bruxelles un pavillon destiné à présenter l'ensemble des activités de l'administration communale.

D'une superficie de près de 5000 m2, le Palais de la Ville de Bruxelles développait une soixantaine de mètres de façades réparties en deux ailes.

L'entrée se signalait par une tour monumentale dont le surgissement contrebalançait l'horizontalité marquée du bâtiment. Pour cette construction Art Déco à tendance moderniste, l'architecte développe un jeu harmonieux de volumes simples qu'il associe à de nombreux détails décoratifs. En témoigne, entre autres, la statue de Saint-Michel, rehaussée d'or, qui sommait l'entrée ou encore la frise sculptée dédiée aux Arts, aux Sciences et aux Métiers qui courait le long des façades latérales.

À l'arrière, les ailes du bâtiment étaient reliées entre elles par une pergola délimitant un jardin intérieur aménagé par le paysagiste Jules Buyssens - en charge du service des plantations de la Ville de Bruxelles.

À la fois sobre et élégant, le Palais de la Ville de Bruxelles connut un véritable "succès architectural" lors de la manifestation.

La présentation du Service d'Architecture

Le bureau dirigé par François Malfait exposait ses réalisations dans l'un des 24 stands qui occupaient les ailes du pavillon. Parmi les plans mis en valeur figuraient ceux du cimetière de Laeken, de la fontaine du jardin intérieur du Palais de la Ville, de l'École Moyenne A - actuel Athénée Robert Catteau -, du Théâtre royal du Parc et du Waux-Hall.

Des maquettes représentaient également la nouvelle entrée du cimetière de Laeken et l'extension des galeries funéraires.

Projet d'école et de piscine
Détail du plongeoir et de l’horloge © AVB NPP S013

Rue Wittouck, 1020 Laeken
1936 I Non réalisé
Thème : Construction Art Déco

Peu après la création de la rue Wittouck en 1915, la commune de Laeken confie à l'architecte Henri Jacobs la mission de développer un vaste complexe scolaire communal pour garçons. En 1918, ce spécialiste de l'architecture scolaire remet un avant-projet détaillé, avec des bâtiments de style éclectique distribués autour de deux cours, intégrant un gymnase et un bassin de natation.

Après l'annexion de Laeken par Bruxelles en 1921, une version revue à la baisse, et cette fois dans le style Art Déco, est présentée par le même architecte. Jugé disproportionné eu égard à la situation démographique locale, ce projet est à son tour écarté.

En 1936, François Malfait est chargé de tracer les plans d'une école primaire sur ce site. L'architecte propose un bâtiment moderniste, aux lignes dynamiques et horizontales, comprenant une piscine scolaire et même un abri anti-aérien.

Les plans en couleur démontrent à quel point il fait preuve d'originalité et, comme toujours, du souci du détail.

Les matériaux utilisés sont principalement la brique, la pierre bleue, des céramiques vernissées et des châssis métalliques.

Cependant, le dossier est à nouveau ajourné en raison de la guerre.

À cet endroit sera construite, en 1953, l'école primaire néerlandophone Louis Wittouck sur les plans de l'architecte Maxime Brunfaut.

Laeken funeral galleries and cemetery
Esplanade de l'extension des galeries funéraires © urban.brussels

Parvis Notre-Dame, 1020 Laeken
1933-1935 I Classés depuis le 14 janvier 1999
Thème : Construction Art Déco

Le cimetière de Laeken comprend un vaste ensemble de galeries funéraires, ponctué en surface par des monuments commémoratifs. 

Réalisé en plusieurs phases, ce dispositif est complété, entre 1933 et 1935, par une dernière intervention due à François Malfait.
L'architecte conçoit trois galeries souterraines parallèles en béton armé - matériau phare de l'entre-deux-guerres - reliées entre elles par une quatrième, de tracé courbe. Aux extrémités de celle-ci, deux escaliers conduisent vers un péristyle monumental, en arc de cercle, aux lignes épurées. Édifié en pierre bleue, ce dernier accueille des stèles et quelques monuments mentionnant les noms des défunts inhumés au sous-sol.

François Malfait dote également le cimetière d'une nouvelle entrée, du côté du parvis, constituée d'une porte monumentale et de deux corps de bâtiments destinés aux locaux administratifs et aux toilettes publiques. Initialement, le projet comprenait également une galerie funéraire hors sol et une rotonde à ériger du côté de la Grande Avenue.

Une véritable innovation

On doit l'initiative de la création de la première galerie funéraire de Belgique et d'Europe du Nord à l'échevin des travaux publics
Émile Bockstael (1838-1920), ingénieur de formation. Inaugurée au cimetière de Laeken en 1878, elle s'inspire probablement du Campo Santo de Pise, daté du 13e siècle, dont elle se distingue néanmoins par sa construction en sous-sol. 

Les galeries funéraires de Laeken ont rapidement fait école dans d'autres cimetières communaux. Cette nouvelle forme d'inhumation offrait des avantages notables, notamment, en matière d'hygiène et de gestion de l'espace disponible.

Ancienne Bourse de Commerce
Vue actuelle de l'intérieur de la Bourse vers la passerelle aux dalles translucides conçue par François Malfait © CPH

Place de la Bourse, 1000 Bruxelles
1924-1932 I Classée depuis le 19 novembre 1986
Thème: Rénovation Art Déco

À côté des nouvelles constructions, François Malfait excelle aussi dans les projets de transformations, tantôt historicisantes, tantôt plus radicalement modernes. Chaque fois, il répond à un programme précis et exigeant.

Dans les années 1920, les transactions boursières connaissent un succès croissant. Les plans que l'architecte dessine pour la Bourse
de Commerce correspondent aux besoins des agents de change, toujours plus nombreux, ainsi qu'aux nouvelles techniques de
communication comme le télégraphe et le téléphone.

Un niveau de sous-sol est aménagé sous toute la surface du bâtiment, de larges passerelles sont établies au premier étage, un deuxième étage est construit avec subtilité et discrétion derrière les murs d'attique existants. Des ascenseurs, de nouvelles cages d'escaliers et deux escalators fluidifient la distribution des différents niveaux.

L'empreinte que François Malfait a laissée à l'édifice est un mélange de Clacissisme, pour les parties visibles du public, et d'interventions résolument contemporaines au niveau des formes et des matériaux, comme les espaces aux poutres segmentaires des bureaux du deuxième étage et l'usage récurrent de dalles de verres.

Théâtre Royal du Parc
Projet en couleurs pour la façade principale avec ses nouvelles annexes arrondies et le portique d’entrée vitré Art Déco © AVB NPP L3

Rue de la Loi, 3, 1000 Bruxelles
1933 I Classé depuis le 19 mai 1994   
Thème : Rénovation Art Déco

Construit en 1782 sous le nom de Petit Théâtre, sur base de plans attribués à l'architecte Louis Montoyer, le Théâtre
royal du Parc a fait l'objet de nombreuses transformations et embellissements.

François Malfait est l'auteur de l'intervention la plus conséquente, mise en oeuvre en 1933. Il s'agit d'agrandir la salle jusqu'aux anciens murs extérieurs afin de porter sa capacité à 740 places, et de doter le théâtre d'un grand hall d'entrée précédé d'un large portique destiné à accueillir les visiteurs déposés en voitures à l'abri des intempéries.

Ces travaux qui s'apparentent à une reconstruction partielle sont rapidement réalisés grâce à l'usage du béton armé dans la salle et son déambulatoire, pour les escaliers d'honneur Art Déco, recouverts de marbre rouge et pour le jeu d'escaliers de secours extérieur.

Auparavant, François Malfait s'était rendu à Paris afin de découvrir les théâtres les plus modernes de l'époque. Ainsi, les nouvelles
annexes arrondies pourraient lui avoir été inspirées par le théâtre de Champs-Elysées (architecte Auguste Perret).

À l'intérieur, François Malfait reste fidèle à un langage classique. Il récupère les cariatides de 1860 et recrée un nouveau décor de style Louis XVI, vert et or, fidèle à la tradition des théâtres du 18e siècle.

Square du Marché au Bois
Projet dessiné en 1915 pour l'aménagement du square, 2e variante © AVB NPP H1

Marché au Bois, 1000 Bruxelles
1915 et 1921-1922 I En cours d'inscription sur la liste de sauvegarde
Thème : Aménagement urbanistique

Le square du Marché au Bois résulte des transformations urbanistiques entamées, à partir de 1903, en vue de la création de la jonction ferroviaire Nord-Midi. Destiné à aménager et embellir les abords de la future gare centrale, cet espace vert accueille le groupe sculpté "La Maturité" de Victor Rousseau. 

Suite à la présentation de l'oeuvre en modèle réduit au salon du cercle "Pour l'Art", la Ville de Bruxelles commande à l'artiste, en 1913, un exemplaire monumental en marbre, autour duquel François Malfait conçoit le square.

Imaginé en 1915, le projet ne verra le jour qu'en 1922 à cause de la Première Guerre mondiale. Il est le fruit d'une collaboration étroite entre l'architecte, l'artiste et le paysagiste Jules Buyssens.

Le square adopte la forme d'un triangle aux angles arrondis. Dans l'angle situé dans la partie la plus haute, deux escaliers conduisent à la sculpture qui se détache devant un écran de verdure placé à la demande de Rousseau. À l'origine, des chemins en dolomie, des zones engazonnées et trois parterres circulaires ponctuaient l'espace.

L'ensemble était également pourvu d'une balustrade en pierre bleue. Pour le dessin de celle-ci, Malfait emprunte un motif d'entrelacs présent sur les édifices néoclassiques bordant la place Royale de même que sur certains immeubles éclectiques entourant directement le square.

Le recours à cette citation historique permet à l'architecte de renforcer l'unité urbaine en reliant subtilement la ville haute et la ville basse.

Baron Horta

On doit également à François Malfait le réaménagement de la rue Baron Horta, située à quelques pas du square du Marché au Bois. Pour cet autre axe de liaison entre la ville haute et la ville basse, l'architecte conçoit, entre 1921 et 1923, un escalier monumental d'inspiration néoclassique dans lequel il intègre un espace vert orné de la fontaine intitulée "Naïades", de Jacques Marin.

Motif d'entrelacs

Malfait déclinera à d'autres reprises le motif d'entrelacs utilisé pour la balustrade du square du Marché au Bois. On retrouve, celui-ci dans des versions modernisées au Théâtre royal du Parc ou encore au Waux-Hall.

Waux-Hall
Le pavillon d'orchestre vers 1930 © AVB CI W 04089

Parc de Bruxelles
1913 I Classé depuis le 19 mai 1994
Thème : Construction historiciste

Le Waux-Hall bruxellois s'inspire des Vauxhalls Gardens de Londres, jardins d'agrément où l'on organisait des bals et des concerts en plein air. Il est établi dans le parc de Bruxelles dès 1782 par les frères Bultos, sur les plans de l'architecte Louis Montoyer et est composé d'une salle de spectacle, d'un café-restaurant et de boutiques.

Au début du 20e siècle, et suite à de nombreuses transformations du site, seule la partie libre de toute construction est appelée Waux-Hall. Après un premier projet des architectes Petain et Hamesse, rejeté en 1910, la Ville fait appel en 1913 à l'architecte François Malfait pour agrémenter l'endroit. Inspiré par les architectures paysagères et, plus particulièrement, par l'art du treillage dont l'apogée s'expose à Versailles, il propose un ensemble tout à fait original.

Une galerie mène le promeneur depuis le Cercle Gaulois, situé à l'arrière du Théâtre royal du Parc, vers une piste de danse plantée
d'arbres et un pavillon d'orchestre, le tout étant réalisé en treillages.

La galerie en fer à cheval est surmontée en son centre par une coupole.

Des vases ponctuent l'attique couronnant les bâtiments. À l'origine, des statues occupaient les niches désormais vides.

Ouverte seulement au début des années 1920, en raison de la Première Guerre mondiale, et très vite délaissée au profit des dancings, la piste du Waux-Hall reste déserte. Il faudra attendre 2016 pour que cet ensemble soit à nouveau rendu accessible au public à l'occasion du "Vaux Hall Summer", après d'importants travaux de restauration.

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