Bruxelles inclusive grâce à vous !

La Ville de Bruxelles veut mieux accueillir et inclure les citoyens et les visiteurs en situation de handicap. Pour y parvenir, la Ville a aussi besoin du plus grand nombre d'entre vous.

Vous ne savez pas toujours comment réagir en croisant une personne en chaise roulante ou une personne malvoyante ? Vous vous sentez perdu face à une personne malentendante ? Vous vous sentez mal à l'aise en rencontrant une personne porteuse d'un handicap mental ?

La Ville de Bruxelles vous invite à consulter quelques conseils : de petits gestes et des comportements simples à adopter qui feront sans aucun doute la différence…

BXL inclusive grâce à vous est une initiative de la cellule Egalité des Chances de la Ville de Bruxelles.

On entend par une personne à mobilité réduite (PMR), toute personne qui rencontre des difficultés pour se déplacer et/ou qui rencontre une perte d'autonomie. Cela peut également être causé par un problème de vue, d'ouïe... Tout le monde peut être confronté à une perte de mobilité, qu'il soit permanent ou momentané. On peut se retrouver le pied dans le plâtre et nécessiter des béquilles ou une chaise roulante après un simple accident de vélo ou encore, avec l'âge, avoir de plus en plus de difficultés à marcher.

  • Présentez-vous et expliquez votre intention avant tout contact physique
  • Demandez si la personne souhaite avoir de l'aide et ce qu'elle attend exactement
  • Offrez votre bras pour accompagner une personne qui a du mal à marcher afin de monter ou descendre des escaliers, traverser une rue…
  • Offrez un coup de pouce à une personne en chaise roulante pour monter une bordure de trottoir, monter dans le métro,… ou trouver de l'assistance auprès du personnel, chauffeurs de bus,... tout en suivant les instructions de la personne concernée
  • Une simple porte peut être un réel obstacle pour une personne en chaise roulante. Pensez-y quand une personne en chaise vous suit pour entrer/sortir d'un immeuble ou d'une pièce ou si vous la croisez dans un passage de porte
  • Certaine personne en chaise disposent d'une rampe intégrée qui peut être dépliée et disposée de manière à surmonter des petits obstacles. Informez-vous auprès de cette personne à ce sujet et suivez ses instructions. Elle sera la mieux placée pour vous guider
  • Si une personne en chaise se retrouve devant un obstacle insurmontable (un chantier inadapté, des escaliers, une bordure de trottoir trop élevée,…) informez-la sur un trajet alternatif ou, mieux encore, accompagnez-la pour qu'elle puisse continuer sa route

  • Présentez-vous et expliquez votre intention avant tout contact physique
  • Demandez si la personne souhaite avoir de l'aide et ce qu'elle attend exactement. Elle peut en effet parfois préférer se débrouiller toute seule en suivant ses propres repères ou ne souhaite peut-être pas traverser la rue car elle attend simplement un ami à cet endroit
  • Expliquez avant tout acte ce que vous allez faire et ce qu'il se passe autour de vous
  • Laissez la personne malvoyante ou aveugle s'appuyer sur votre bras ou votre épaule - ne lui prenez donc pas automatiquement le bras ou la main vous-même sauf si elle vous indique que c'est ce qu'elle préfère
  • Marchez à demi-pas avant elle. Ralentissez devant les obstacles (un trottoir, une porte, un escalier,…) en les décrivant
  • Pour offrir un siège à une personne aveugle, posez-lui la main sur le dossier. Dans le tram, le train ou le bus, la personne aveugle aimera souvent s'asseoir, car debout en cas de choc, elle ne trouvera pas le point d'appui adéquat
  • N'oubliez pas que les mots "ici" et "là" sont dénués de sens pour une personne aveugle. Dites plutôt "il y a une chaise devant vous"
  • N'ayez par contre pas peur d'utiliser les mots "voir" et "regarder" : les personnes aveugles en usent également. Elles emploient le mot voir et autres analogues pour exprimer leur façon de "voir les choses", de les sentir, de les percevoir. Vous pouvez donc sans problème demander à une personne aveugle si elle veut voir tel ou tel objet
  • Une personne aveugle ou malvoyante est une personne privée de la vue mais non de l'ouïe, de la parole ou de l'intelligence ! Adressez-vous donc à elle directement, sans forcément hausser la voix et parlez de manière naturelle
  • En compagnie d'une personne aveugle, ne vous croyez pas obligé de lui parler sans arrêt. Dans toute conversation, il peut y avoir des silences
  • Saluez la personne en la quittant, sinon elle supposera peut-être que vous êtes toujours là et continuera à vous parler

  • Pour communiquer avec une personne malentendante ou sourde, il vaut mieux la prévenir que vous souhaitez lui parler. Par exemple, en touchant l'épaule de votre interlocuteur avant de lui dire quelque chose
  • Positionnez-vous devant la personne et gardez votre visage découvert afin qu'elle puisse éventuellement lire sur vos lèvres. Parlez lentement mais normalement - trop articuler peut déformer la lecture
  • Si possible, communiquez par écrit (sur l'écran de votre téléphone par exemple). Utilisez éventuellement des images ou des gestes simples pour vous faire comprendre
  • Apprenez quelques mots simples en langue des signes - cela peut toujours servir : Dictionnaire de LSFB en ligne

Le terme de handicap mental regroupe à la fois la déficience mentale qui en est la cause et ses conséquences dans la vie de la personne atteinte. Celle-ci rencontre des difficultés de conceptualisation, de réflexion, de décision et de communication. Le handicap mental est caractérisé par un dysfonctionnement cognitif (troubles du langage, de la mémoire, difficultés d'apprentissage, retards moteurs,…) et ne doit pas être confondu avec une maladie mentale.

  • Présentez-vous et expliquez votre intention avant tout contact physique
  • Demandez si la personne souhaite avoir de l'aide et ce qu'elle attend exactement
  • En présence d'un tiers, n'excluez pas la personne ayant une déficience intellectuelle, principalement si c'est elle qui demande des informations ou de l'aide
  • Utilisez des mots simples et des phrases courtes, formulez des idées et des réponses claires mais sans parler forcément plus fort ou de manière enfantine
  • Evitez de donner plusieurs renseignements en une seule fois. Donnez plutôt une consigne à la fois
  • Facilitez la communication à l'aide d'images ou de gestes
  • Assurez-vous que la personne vous comprend en lui demandant poliment de reformuler ce que vous avez dit dans ses propres mots
  • Expliquez les choses de différentes manières si besoin. Il sera peut-être nécessaire de répéter à plusieurs reprises
  • Evitez les situations d'incertitude car elles sont source de stress. Dans un lieu public comportant de nombreuses distractions, offrez à la personne la possibilité de se rendre dans un endroit plus tranquille
  • Ne faites pas semblant d'avoir compris les propos d'une personne ayant des difficultés à s'exprimer. Lui demander de répéter est tout à fait respectable
  • Evitez de l'interrompre
  • L'absence de réaction ou une lenteur à répondre ne signifie pas que la personne se conduit mal. Soyez patient.et adoptez une attitude respectueuse

Une maladie mentale, parfois appelée trouble mental, est un ensemble de manifestations cliniques d'ordre psychologique et comportemental qui ne sont pas toujours aisées à identifier. Ces signes incluent les troubles de l'humeur, une altération de la perception de la réalité ou l'anxiété. La dépression, les troubles bipolaires et la schizophrénie sont des maladies mentales.

  • Si le comportement d'une personne vous inquiète, approchez-vous d'elle de façon bienveillante et sans porter de jugement pour lui faire part de vos préoccupations à son égard. Présentez-vous et expliquez votre intention avant tout contact physique
  • Demandez si la personne souhaite avoir de l'aide et ce qu'elle attend exactement. Souvent, les personnes qui développent un trouble psychotique ne cherchent pas à obtenir de l'aide. Au contraire, lorsqu'une personne éprouve des changements profonds et effrayants comme les symptômes psychotiques, elle cherche généralement à faire en sorte qu'on ne remarque rien
  • Efforcez-vous d'adapter votre approche et votre manière d'agir au comportement de la personne (par exemple, si elle se montre méfiante et évite le contact visuel, tenez-en compte et n'empiétez pas sur l'espace dont elle a besoin). Dans la mesure du possible, laissez-la donner le ton et le style à l'interaction
  • Demandez-lui ce qui l'aiderait à se sentir en sécurité et en contrôle. Rassurez-la : dites-lui que vous êtes là pour l'aider et la soutenir et que vous voulez assurer sa sécurité. Si possible, proposez-lui plusieurs moyens de l'aider pour lui donner le sentiment de maîtriser la situation
  • Abstenez-vous de confronter, de critiquer ou de blâmer la personne. Voyez les symptômes pour ce qu'ils sont et essayez de ne pas vous sentir personnellement visé. Ne soyez pas sarcastique et évitez les déclarations condescendantes
  • Soyez honnête dans vos interactions. Ne faites pas de promesses que vous ne pourrez pas tenir
  • Si la personne refuse de discuter avec vous, ne l'obligez pas à se confier. Si vous estimez la situation trop grave pour la laisser seule, cherchez de l'aide auprès des gardiens de paix, des agents de police ou appeler une ambulance

Malgré les idées reçues, seulement 2% des personnes en situation de handicap sont en fauteuil roulant et 80% des handicaps déclarés sont invisibles ! Le handicap invisible est un handicap non détectable, qui ne peut pas être remarqué si la personne concernée n'en parle pas. Le trouble dont elle souffre impacte pourtant sa qualité de vie. Le handicap invisible peut par exemple être une déficience visuelle ou auditive, un trouble mental comme la schizophrénie ou la bipolarité, une dyslexie ou dyspraxie, une maladie chronique... Les troubles concernés sont extrêmement divers.

La personne souffrant d'un handicap invisible a souvent des difficultés à se faire reconnaître par les autres comme handicapée. Les situations de handicap sont mal identifiées par son entourage qui ne comprend pas les difficultés qu'il peut rencontrer sur des tâches simples et qui les associe injustement à des traits de caractère ou des défauts : l'impulsivité, la paresse, la nonchalance, la colère. Cela rend les contacts sociaux difficiles et freine la personne porteuse de ce type de handicap à demander de l'aide !

  • Si une personne trouve le courage de demander votre aide, de céder votre place sur un banc, dans le bus,... alors surtout, ne la découragez pas et soyez bienveillant
  • Ne demandez pas d'explications. Personne n'a à se justifier pour avoir demandé de l'aide ou un geste de courtoisie de votre part
  • L'état de santé d'une personne ne regarde qu'elle. Si elle a envie de vous en parler, soyez à l'écoute mais respectez son intimité

Beaucoup de gens ne le savent pas, mais les chiens d'assistance ou guides ne doivent pas être caressés par quelqu'un d'autre que leur maitre ! C'est pourtant tentant mais il faut savoir qu'un chien guide est un chien au travail et il ne faut donc pas le distraire

Les chiens d'assistance et chiens guides sont les bienvenus dans nombreux endroits publics. Le législateur belge prévoit une distinction claire entre les chiens guides et les chiens de compagnie ordinaires et leur accès dans des endroits publics (restaurants et magasins inclus) est règlementé par des lois et des décrets.

La vidéo montre la campagne BXL inclusive (cette vidéo contient une musique de fond et du texte en fin de vidéo : BXL Inclusive - La Ville de Bruxelles aspire à mieux accueillir et inclure ses citoyens et visiteurs en situation de handicap. Vous nous aiderez à atteindre cet objectif ? - www.bruxelles.be/BXLinclusive)

Créé le 03/12/2018 (modifié le 04/12/2018)