Ce site web porte le label AnySurfer, une marque de qualité belge pour les sites accessibles. Vous trouverez plus d'information sur www.anysurfer.be.
| Enfance, jeunesse & famille | Enseignement, emploi & formation | Evènements, culture, sport & loisirs | Histoire & folklore | Urbanisme & logement | Environnement & propreté |
| Contrats de quartier | Social & santé | Travaux & mobilité | Prévention & sécurité | Participation & citoyenneté | Commerce, économie & finances | Europe & international |
L’impasse du Roulier, 1895 crayon et aquarelle sur papier.
À la fin du 19e siècle, Bruxelles connaît de nombreux chantiers urbanistiques d’embellissement, d’assainissement et de développement (industries et transports). Le bourgmestre Charles Buls (1837-1914) conscient qu’un pan de l’histoire de la Ville va disparaître commande à Jacques Carabain (1834-1933), artiste belgo-hollandais connu pour ses paysages et ses vues de villes, une série de 59 aquarelles des quartiers voués à la démolition.
Cette aquarelle représente une des impasses réputées les plus viles de Bruxelles, l’Impasse du Roulier. Aujourd’hui disparue elle était située entre la rue de Flandre et le coin du Diable. La forte industrialisation de ce quartier à la fin du 18e siècle attira de nombreux ouvriers qui durent s’y loger. Ainsi de nombreuses impasses aux conditions de vie déplorables furent créées, où des maisons surpeuplées jouxtaient les bâtiments industriels.
Dès 1850 il fut question de les assainir, leur destruction définitive eut lieu peu de temps avant le creusement de la rue Antoine Dansaert en 1898-1899.
Cette impasse comptait 16 maisons abritant une soixantaine d’habitants. L’éclairage public se limitait à un réverbère à gaz. Les façades étaient chaulées de blanc au-dessus d’un soubassement goudronné protégeant le mur de l’humidité et des salissures, et permettait à peu de frais de masquer la décrépitude des briques.
Un pigeonnier est visible à l’une des fenêtres, les gens élevaient des oiseaux, ce qui fut dénoncé dans les enquêtes de salubrité comme source de nuisance sonores et nauséabondes.
Au milieu de la cour un tombereau reçevait les ordures ménagères. Une rigole permettait l’évacuation des eaux de pluie et usées soit vers la rue soit vers un avaloir relié au réseau d’égout communal. L’impasse comptait deux latrines communes munies de tuyaux d’aération métalliques.
À la fin du 19e siècle la plupart des impasses étaient reliées à l’eau courante mais les robinets étant peu nombreux, les gens continuaient à puiser une eau de qualité douteuse au moyen d’une pompe comme le fait une femme en tablier. A côté, on remarque quelques baquets à lessive. Le linge est mis à sécher aux fenêtres ce qui était interdit sur les voies publiques. Les habitants étaient donc censés faire sécher leur linge dans leur habitation, souvent une pièce unique où l’on vivait, cuisinait, dormait et parfois travaillait. Même si les conditions de vie étaient mauvaises, les habitants embellissaient leur cadre de vie en fleurissant leurs fenêtres.
En comparant des photos contemporaines des mêmes endroits on voit que les détails ont été rendus de façon très précise. Si le choix des couleurs des bâtiments est probablement réaliste Carabain a enjolivé ses représentations, notamment par l’utilisation de ciels clairs d’été et de jolies teintes qui donnent un air campagnard à cette aquarelle.
Musée de la Ville de Bruxelles - Maison du Roi
Grand-Place
1000 Bruxelles
[plan]
Tél. : 02 279 43 50
Fax : 02 279 43 62
musea@brucity.be
http://www.museedelavilledebruxelles.be
Ouverture au public : du mardi au dimanche de 10h à 17h. Le jeudi ouverture jusque 20h. Fermeture de la billetterie 15 minutes avant l'heure de fermeture. Le jeudi 9 février 2012, le musée sera ouvert de 10h à 16h, uniquement pour les visites guidées. Le vendredi 10 février 2012 le musée sera ouvert de 10h à 12h.
Périodes de fermeture : Fermetures habituelles : Le lundi et les 1er janvier, 1er mai, 1er novembre, 11 novembre, 25 décembre.
Informations complémentaires : légendes en français, néerlandais et anglais. Prix d’entrée : 4 euros (multiples réductions) par adulte, 3 euros pour les seniors, les étudiants, les groupes, 2 euros pour les enfants et les écoles. Gratuit pour les moins de 18 ans le weekend. Art 27 : 1,25 euro. Nombreuses réductions disponibles.