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L'histoire des bourgmestres bruxellois

Nicolas Rouppe

Rouppe (cliquer pour élargir) Nicolas Jean Rouppe est né à Rotterdam, aux Pays-Bas, le 17 avril 1768. Après des études de théologie, il renonce à la prêtrise et entre en politique vers 1794. Il exerce différents mandats publics sous l’occupation française dont celui de Maire de Bruxelles. Il n’exerce aucun mandat sous l’occupation hollandaise. Au cours de cette période, il fréquente les milieux d’opposition en vue de préparer la Révolution de 1830. Il est nommé Bourgmestre de la Ville de Bruxelles le 22 octobre 1830. Rouppe est âgé lors de sa prise de fonction. La lourdeur de la tâche a raison de lui. Il meurt le 3 août 1838.

Il a également été député de Bruxelles en septembre 1831 mais a renoncé à son mandat en 1835 pour se consacrer exclusivement à sa fonction de Bourgmestre de Bruxelles. Sous son mayorat, Rouppe connaît l’installation du roi Léopold Ier ainsi que son mariage avec Louise Marie d’Orléans. Il doit également gérer une épidémie de choléra. Il s’occupe activement de la création de l’Université Libre de Bruxelles (ULB). Il voit également circuler le premier train du continent reliant Bruxelles à Malines. La place Rouppe, ornée en son centre d’un monument-fontaine personnifiant la Ville de Bruxelles, rappelle le souvenir de ce bourgmestre de Bruxelles.

Guillaume Van Volxem

Van Volxem (cliquer pour élargir) Guillaume Hypolite Van Volxem est né à Bruxelles le 13 février 1791. Avocat de formation, il est échevin de la Ville de Bruxelles de 1830 à 1837. De 1838 à 1839, il a fait fonction de bourgmestre après le décès de Nicolas Rouppe. Ensuite il est nommé bourgmestre, fonction dont il démissionne en avril 1841 pour devenir ministre de la Justice.

En plus des mandats politiques, Van Volxem occupe des fonctions de banquier et de direction à la Société Générale pour favoriser l’industrie nationale (1860-1867) ainsi que des mandats dans différentes sociétés industrielles. Il meurt le 17 avril 1868. Au cours de son mandat communal, Van Volxem est confronté à de graves inondations et à une importante crise financière du Théâtre royal de la Monnaie.

François Wyns De Raucour(t)

Wyns de Raucour (cliquer pour élargir) François Wijns de Raucour(t) est né à Bruxelles le 6 novembre 1779. Son père Nicolas Wijns a été anobli en 1821. Il fait des études de droit avant de devenir avocat. Il siège à la Cour Impériale. En 1834, il est élu conseiller communal et provincial puis exerce des mandats d’échevin. Il accède au mayorat de la Ville de Bruxelles le 15 juin 1841. Il démissionne le 2 octobre 1848 pour occuper un mandat de sénateur puis de vice-président du Sénat. Il décède le 4 janvier 1857. Les Galeries Saint-Hubert ont été construites pendant son mandat à la tête de la capitale.

Charles de Brouckère

Charles de Brouckère est né à Bruges en 1796. Son père était échevin du franc de Bruges puis magistrat et président de la Cour d’Appel de Bruxelles. Sa mère était la fille du receveur général des Etats de Flandres. Après ses études secondaires, Charles de Brouckère devient militaire. En 1817, il est envoyé à Maastricht où il prend goût à la politique en exerçant différents mandats publics. En 1830, il fait partie des membres chargés de présenter un projet de Constitution de la jeune Belgique.
de Brouckère (cliquer pour élargir) Ministre des Finances sous la Régence de Surlet de Chokier, il devient ensuite ministre de la Guerre puis de l’Intérieur en 1831-1832. Entre 1832 et 1847, de Brouckère met sa carrière politique entre parenthèse mais demeure fort actif dans d’autres domaines. Il est professeur à l’Université libre de Bruxelles, fondateur de la Banque de Belgique, directeur de l’Hôtel des Monnaies à Bruxelles et des Usines Vieille Montagne à Angleur.

En 1847, il est élu conseiller communal de la Ville de Bruxelles. Dès l’année suivante, il est nommé bourgmestre. Il va profondément modifier les structures administratives de la Ville de Bruxelles et ouvrir la voie aux futures transformations urbaines. Il reste dans les mémoires pour sa contribution aux progrès sociaux. Son mayorat est marqué entre autres par une épidémie de choléra (1849), l’adoption d’un système de distribution d’eau à domicile à partir des réservoirs d’Ixelles alimentés par les eaux du Broebelaar et des sources proches de Braine-l’Alleud (1851) ; l’annexion du Quartier Léopold (1853), l’incendie du Théâtre de la Monnaie (1855), l’abolition des octrois (1860). Sur le plan social, il a créé la caisse d’épargne en faveur des classes moyennes sous la garantie de la Ville et a contribué à l’amélioration des salaires des ouvriers. Il est mort le 20 avril 1860. Un monument-fontaine a été érigé à la Porte de Namur par souscription publique en 1866. Il se trouve actuellement au Square Palfijn, à Laeken. La place de Brouckère, au centre ville rappelle le nom de ce bourgmestre de Bruxelles.

André Fontainas

Fontainas (cliquer pour élargir) André Fontainas est né à Bruxelles le 23 décembre 1807. Son père, militaire et musicien dans les armées révolutionnaires et napoléoniennes, s’est établi à Bruxelles en 1796. Après des études secondaires à l’Athénée de Bruxelles, André Fontainas entreprend des études de droit à l’Université catholique de Louvain. Il devient avocat.

Il siège au Conseil communal de la Ville de Bruxelles en 1842. Il est nommé échevin du Contentieux en 1846 et de l’Instruction publique en 1848. Il succède à Charles de Brouckère, comme bourgmestre de la capitale en avril 1860 jusqu'à son décès le 19 juillet 1863. Son bref mayorat ouvre à la voie aux nombreux changements urbanistiques que connaîtra Bruxelles au cours des décennies suivantes. Fontainas œuvre pour l’amélioration de l’accès des enfants bruxellois à l’instruction publique en faisant construire plusieurs écoles et en perfectionnant la formation des enseignants primaires. La suppression des octrois à l’entrée de la Ville est un évènement important de son mayorat.

Une place du centre de Bruxelles porte son nom. La capitale conserve son souvenir au travers de la Cité Fontainas, vaste bâtiment destiné au logement des instituteurs retraités de la Ville.

Jules Anspach

Anspach (cliquer pour élargir) Issu d’une famille protestante genevoise, installée dans la capitale, Jules Anspach est né à Bruxelles le 20 juillet 1829. Il poursuit des études secondaires à l’Athénée de Bruxelles puis des études de droit à l’Université libre de Bruxelles. Il mène une carrière d’avocat et s’intéresse en même temps à la politique bruxelloise.

En 1857, il entre au Conseil communal puis devient échevin de l’Instruction publique et des Beaux Arts en 1858. A la mort d’André Fontainas en 1863, il est nommé Bourgmestre de la Ville de Bruxelles, fonction qu’il occupe jusqu’à son décès en 1879. Jules Anspach a également été membre de la Chambre des Représentants. L’histoire retient de son mayorat les profondes transformations de la Ville dont l’aménagement et l’incorporation de l’avenue Louise et du Bois de la Cambre à la Ville de Bruxelles (1864). Le voûtement de la Senne (1867-1871) et la création des boulevards centraux (1872-1874) restent les travaux majeurs exécutés pendant son mandat. La création du cimetière de la Ville à Evere (1877) et du parc du Cinquantenaire à l’emplacement du champ de manœuvre (1879), la reconstruction de la Maison du Roi, musée de la Ville de Bruxelles à partir de 1873 sont encore à mettre à son actif.

Un boulevard du centre de la ville porte son nom. La fontaine monumentale érigée à la place de Brouckère en 1897 se trouve actuellement au Marché aux Poissons. Un établissement scolaire porte le nom de Centre pédagogique Jules Anspach.

Félix Vanderstraeten

Vanderstraeten (cliquer pour élargir) Félix Vanderstraeten est né à Bruxelles le 18 juillet 1823. Brasseur et homme d’affaires, il siège pendant plusieurs années comme Juge au Tribunal de Commerce de Bruxelles avant de s’intéresser à la politique. Il devient conseiller communal en 1872, puis échevin en 1873.

En 1879, il succède à Jules Anspach comme bourgmestre de la capitale jusqu’à sa démission le 14 février 1881. Son mayorat de courte durée est marqué par les fêtes célébrant le cinquantenaire de l’indépendance de la Belgique. Il se soucie également de l’assainissement des finances publiques mais se heurte à l’hostilité des communes de l’agglomération lorsqu’il les sollicite en vue de participer aux charges financières de la Ville de Bruxelles. Il décède le 29 juin 1884.

Charles Buls

Buls (cliquer pour élargir) Charles Buls est né à Bruxelles le 13 octobre 1837. Son père, bijoutier et orfèvre, le sensibilise très jeune à l’art et au sens critique. Il suit les cours de la section professionnelle de l’athénée de Bruxelles puis des cours de dessin. Pour parfaire ses connaissances artistiques, il séjourne à Paris et à Rome. Selon le vœu de son père, il devient orfèvre. L’enseignement et la protection du patrimoine de la Ville de Bruxelles, les problèmes sociaux, la question flamande guident ses préoccupations tout au long de sa carrière politique. En 1864, il fonde la Ligue de l’Enseignement pour promouvoir la formation scolaire face à l’analphabétisme de la population. L’Ecole Modèle voit le jour en 1875.

Il entre au conseil communal en 1877 et devient échevin de l’Instruction publique en 1879 puis bourgmestre de la capitale en 1881. Il est également député de Bruxelles à la Chambre des Représentants de 1882 à 1884 et de 1886 à 1894. Sous son impulsion, l’enseignement de la Ville connaît une profonde réforme et repart sur de nouvelles bases pédagogiques. Son goût du Beau, acquis au cours de ses séjours en Italie, le conduit tout naturellement à faire de nombreux travaux d’embellissement et de sauvegarde du patrimoine historique de la Ville au rang desquels la restauration de la Grand-Place et de l’Hôtel de Ville. Il crée la zone neutre pendant les manifestations de 1884 afin de protéger les institutions démocratiques dans le quartier du Parc de Bruxelles. On lui doit plusieurs commandes officielles de tableaux et de photographies immortalisant Bruxelles à la fin du 19e siècle. Charles Buls participe aux négociations avec le gouvernement en vue d’établir un port maritime et une gare de marchandises dans la plaine de Tour et Taxis. Les problèmes relatifs à la liaison entre la ville haute et la ville basse ont raison de sa fonction.

Il démissionne le 16 décembre 1899. Commence alors une deuxième vie. Il préside le comité d’études historiques du Vieux Bruxelles institué par le Collège en 1903. Il entame également une série de grands voyages à travers le monde d’où il rapporte des photographies et des dessins remarquables. Il décède le 13 juillet 1914. L’école Normale Charles Buls, intégrée actuellement dans la Haute école Francisco Ferrer, rend hommage au défenseur inlassable de l’enseignement.

La rue Charles Buls et un monument où il est représenté avec son inséparable chien le célèbrent.

Emile De Mot

De Mot (cliquer pour élargir) Emile De Mot est né à Anvers le 20 octobre 1835 de parents bruxellois. Il fait des études de droit à l’Université libre de Bruxelles à l’issue desquelles il devient stagiaire de l’avocat Auguste Orts, échevin de la Ville de Bruxelles. Il entame une brillante carrière judiciaire qui dure plus de cinquante ans. Il est avocat à la cour d’Appel et à la cour de Cassation. En 1888, il est nommé Bâtonnier.

Elu aux élections communales de 1881, il est appelé directement à la fonction d’échevin sans avoir siégé comme conseiller. En plus des mandats communaux, Emile De Mot est membre de la Chambre des représentants en 1892 et nommé Sénateur en 1900. En 1899, il porte l’écharpe mayorale en remplacement de Charles Buls, démissionnaire. Il s’attelle au rétablissement de la situation budgétaire de la Ville. Il poursuit également les efforts de ses prédécesseurs en matière d’enseignement obligatoire. Une partie de son mayorat est occupé par l’organisation des fêtes commémoratives du 75e anniversaire de l’Indépendance nationale (1905) dont l’Arcade du Cinquantenaire conserve la souvenir.

En 1906, il accepte la présidence du comité exécutif constitué en vue de l’organisation de l’Exposition Universelle de 1910. Il n’en voit malheureusement pas l’aboutissement. Emile De Mot s’éteint le 23 novembre 1909. La Ville de Bruxelles a donné son nom à une artère de la capitale, située sur le site de l’Exposition Universelle de 1910. Elle a aussi fait ériger avenue Louise un monument en mémoire des bourgmestres Buls et De Mot. Dès 1937, l’Ecole normale Froebel prend le nom d’Ecole normale Emile De Mot.

Adolphe Max

Max (cliquer pour élargir) Adolphe Max est né à Bruxelles le 30 décembre 1869. Il est issu d’une famille de médecins. Son père est le pédiatre attitré des enfants du futur Roi Albert. Après des études secondaires aux athénées de Bruxelles et Ixelles, il obtient le titre de Docteur en droit de l’Université de Bruxelles. Il entre comme stagiaire chez l’avocat Louis Hymans. Très rapidement, il s’intéresse à la politique et abandonne le barreau mais poursuit son activité de journaliste. Il publie des articles et des chroniques littéraires dans le Libéral, de l’Indépendance, la Dernière Heure. Il commence sa carrière politique comme conseiller provincial de 1896 à 1910.

Le 18 octobre 1903, il entre au Conseil communal de la Ville de Bruxelles puis devient échevin. Il s’emploie à créer un fonds intercommunal du chômage. En 1909, il devient Bourgmestre de Bruxelles en remplacement d’Emile De Mot, décédé. De 1910 à 1914, il s’attache à rétablir les finances da la Ville. Il est un ardent défenseur de l’autonomie et de l’entraide communales. Refusant de se soumettre aux ordres de l’occupant allemand, il est arrêté en septembre 1914 et emprisonné à Namur. Il est ensuite incarcéré à Gladtz, en Silésie. Il passe les deux dernières de la guerre à la prison militaire de Berlin. Son retour fait l’objet de grandes festivités. Après la guerre, il mène de front les fonctions de bourgmestre et de parlementaire. Les mandats de Max à la tête de la capitale sont marqués tant par des changements urbanistiques que politiques. L’annexion des communes de Laeken, Haren et Neder-over-Heembeek au territoire de Bruxelles a lieu en 1921. Le site du Heysel sera choisi pour accueillir l’Exposition Universelle de 1935 permettant l’urbanisation de ce quartier. Max est à l’origine de la loi du 21 juillet 1922 instituant le 11 novembre comme fête nationale. Il s’oppose en vain à la reprise des travaux de la Jonction Nord-Midi car il mesure les dégâts causés à la Ville et particulièrement la construction de la Gare centrale.

Dans les débats sur la question flamande, Max défend la nécessité que Bruxelles soit une ville parfaitement bilingue. Il est le témoin de la construction de nouveaux bâtiments pendant l’entre deux guerres : le Palais des Beaux Arts, l’Hôpital Brugmann -fondé avec les libéralités du banquier Georges Brugmann-, l’école de Médecine de l’Université libre de Bruxelles, construite grâce à la Fondation Rockfeller, le Stade du Heysel, l’Institut national de radiodiffusion. Adolphe Max meurt le 6 novembre 1939. En 1919, le boulevard du Nord reliant la place de Brouckère à la place Rogier a pris le nom de boulevard Adolphe Max.

Un monument dédié à sa mémoire est érigé sur le plateau du Heysel. Un complexe scolaire maternel, primaire et secondaire porte son nom. Max était inséparable de Happy, son petit fox-terrier.

Joseph Van de Meulebroeck

Van de Meulebroeck (cliquer pour élargir) Frédéric Joseph Vandemeulebroeck est né le 17 novembre 1876 à Laeken. En 1901, il obtient le diplôme de Docteur en Médecine de l’Université libre de Bruxelles. La politique l’attire. Il est élu conseiller communal de la commune de Laeken en 1908 et devient échevin de l’Instruction publique en 1912. Dès le début de la guerre, en 1914, il s’engage comme médecin militaire volontaire. A sa demande, il est incorporé dans une unité combattante en 1916. Il est réinstallé dans ses fonctions d’échevin de Laeken en janvier 1919.

Il est pressenti comme bourgmestre de Laeken pour succéder à Emile Bockstael, décédé en 1920. La proximité de l’annexion de cette commune au territoire de Bruxelles en 1921 n’aboutit pas à cette nomination. Entre 1930 et 1939, il occupe la fonction d’échevin de l’Instruction publique puis des travaux publics. C’est sans doute pendant cette décennie que ses initiatives politiques ont été les plus remarquées : le succès de l’Exposition Universelle de 1935 au cœur de la crise économique lui doit beaucoup. Il dirige l’aménagement de la voirie du quartier du Heysel et du plateau d’Osseghem et participe à la modernisation des voies d’accès au quartier du Centenaire.

Le 28 novembre 1939, il succède au défunt Adolphe Max à la tête de la capitale. Il reste à son poste au début de la guerre en 1940 malgré une ordonnance de l’autorité allemande contre le vieillissement de l’administration publique qui fixe la limite d’âge des édiles à 60 ans. Pour cette insoumission, il est arrêté et incarcéré à la prison de Saint-Gilles puis dans d’autres prisons belges. Echappant à ses geôliers, il rentre secrètement à Bruxelles début septembre 1944 et reprend immédiatement ses fonctions mayorales. Il accueille les premiers soldats britanniques venus libérer la capitale. Après la guerre, il poursuit son action d’urbanisation de Laeken et s’attache comme par le passé à défendre les intérêts des Bruxellois. Il s’investit personnellement dans les travaux du voûtement de la Senne en amont et en aval de Bruxelles et dans la finalisation des travaux de la Jonction.

La fin de sa carrière politique est couronnée, en 1953, par une concession de noblesse et le titre de baron transmissible par ordre de primogéniture masculine. Frédéric Joseph Vandemeulebroeck démissionne en février 1956. Il décède le 14 décembre 1958.

Lucien Cooremans

Cooremans (cliquer pour élargir) Lucien Cooremans est né à Saint-Gilles (Bruxelles) le 1er septembre 1899. Il fait des études primaires au Collège Saint-Michel et poursuit des études moyennes à l’Athénée de Bruxelles. Lors de la réouverture de l’Université libre de Bruxelles après la guerre 1914-1918, il s’inscrit à la faculté de droit et entre au Barreau de Bruxelles en 1923. En 1927, il obtient une licence en économie financière. Attiré par le monde du théâtre, il interprète plusieurs pièces en amateur. Il mène parallèlement une carrière d’avocat et de secrétaire de Louis Hymans, ministre des Affaires étrangères. Dès les années 1920, il s’intéresse à la politique. La rencontre avec Adolphe Max en 1932 confirme son choix.

En janvier 1933, il devient conseiller communal. Peu avant la Deuxième Guerre mondiale, il occupe une place de suppléant au Parlement. Il occupe un siège effectif après la guerre. Lorsque la guerre éclate, il suit le gouvernement à Bordeaux mais ne rejoint pas l’Angleterre pour des raisons familiales. Il entre alors dans la Résistance. Après la guerre, il est nommé échevin. Sous son impulsion, le service des Sports voit le jour en 1945. La Ville se dote ensuite de nombreuses infrastructures sportives. Au cours de son mandat comme échevin des œuvres sociales, il réorganise le réseau de crèches et satisfait à l’obligation légale de créer un centre de santé, organe d’inspection médicale scolaire. En 1953, il accède à l’échevinat de l’Instruction publique. Il procède à une profonde mutation de l’enseignement à Bruxelles, offrant aux étudiants une multitude de nouvelles options. Il étend également le réseau scolaire vers Laeken.

Il prête serment de bourgmestre de la Ville de Bruxelles le 25 février 1956. En tant que chef de la police, Cooremans va modifier ses structures par la création d’une brigade anti-agression et de protection de la jeunesse, la remise en fonction d’une brigade canine, l’enseignement de la sécurité routière dans les écoles et la centralisation des services de police dans le bâtiment de la rue du Marché au Charbon. Il est aussi soucieux de la sauvegarde du patrimoine et suggère la protection de huit sites : la Grand-Place, la Vieille Halle aux Blés, le Grand Sablon, le Béguinage, les places des Martyrs, des Barricades et du Congrès et le Parc de Bruxelles. Son mayorat est marqué par l’Exposition universelle de 1958, le choix de Bruxelles comme siège provisoire de la Communauté économique européenne (CEE), les mariages du Prince Albert avec la Princesse Paola en 1959 et du Roi Baudouin avec la Reine Fabiola en 1960. En 1976, il cède l’écharpe mayorale à Pierre Van Halteren.

Le nom de Lucien Cooremans est attaché à une école de traducteurs-interprètes.

Pierre Van Halteren

Van Halteren (cliquer pour élargir) Pierre Van Halteren est né à Bruxelles le 24 février 1911. Il descend d’une famille bruxelloise issue des Lignages de Bruxelles. Il fait des études d’ingénieur à l’Université libre de Bruxelles. Il devient notaire en 1936 puis président de la Chambre des Notaires. Il entre dans la Résistance pendant la deuxième guerre mondiale. Après le conflit, il prend la direction du Centre Nautique des Glénans en Bretagne, fondé par d’anciens résistants. En 1944, il est nommé en qualité de Haut Commissaire-adjoint à la défense de la population civile du Luxembourg. Membre de la Commission d’Assistance publique de Bruxelles, il entre au Conseil communal en 1963. Par la suite, il occupe successivement les échevinats de l’Assistance publique et de l’Instruction publique.

En 1975, il succède à Lucien Cooremans comme Bourgmestre de la Ville de Bruxelles. Il doit faire face aux mutations de la société en matière de mobilité. La ville est en effet confrontée à l’augmentation de la circulation automobile. Dans les années 1970, la capitale se dote d’un plan de circulation dans le pentagone préservant le centre historique. Zones piétonnes et pistes cyclables voient le jour. Le réseau de transport en commun se développe considérablement en vue de l’acheminement des habitants des communes voisines venant travailler dans les immeubles-tours abritant de nombreux bureaux. Pierre Van Halteren achève son mandat à l’issue des élections de 1982, mais reste conseiller communal. Il s’éteint le 23 septembre 2009.

Hervé Brouhon

Brouhon (cliquer pour élargir) Hervé Brouhon est né à Etterbeek (Bruxelles) le 24 juin 1924. Instituteur diplômé de l’Ecole normale Charles Buls en 1944, il est affecté à la Commission d’Assistance publique, service des enfants évacués et orphelins de guerre. Ayant connu la même situation quand il était enfant, il mesure la dimension de sa tâche. Pour des raisons de santé, il renonce à s’engager dans l’armée. Il devient volontaire de la Croix Rouge et s’occupe, comme ambulancier, des blessés de la région de Malmédy après la Bataille des Ardennes en décembre 1944. En 1945, il commence une carrière d’enseignant. A l’occasion d’une assemblée générale de la CGSP enseignement, il s’insurge contre le sort réservé aux enseignants intérimaires. C’est le point de départ de son engagement syndical et politique.

Les élections de 1952 lui ouvrent les portes du Conseil communal. En 1958, il siège au Parlement et en 1965, il se voit confier le portefeuille de Ministre de la Prévoyance sociale. En 1971, il est nommé échevin de l’Assistance publique de la Ville de Bruxelles. Au cours de son mandat, il crée le Conseil consultatif des non Belges de Bruxelles en vue d’améliorer la cohabitation et l’intégration des étrangers dans la Ville. Il devient bourgmestre en 1983, succédant à Pierre Van Halteren. Il fait face à de nombreux défis : la maîtrise budgétaire de la Ville, l’aménagement du territoire et la conservation du patrimoine, l’intégration des émigrés, le chômage. Son mandat est marqué par le mariage de la princesse Astrid de Belgique avec l’Archiduc d’Autriche Este, Lorenz. Il reçoit le pape Jean-Paul II en 1986. Il a également fait face au terrible drame du Heysel en 1985. Des soucis de santé l’ont obligé à s’écarter de sa fonction en 1992. Il meurt à Anderlecht le 10 avril 1993.

Michel Demaret

Michel Demaret est né à Uccle (Bruxelles) le 18 janvier 1940. Il entre au Conseil communal en 1977 et se voit confier en même temps l’échevinat de l’Etat civil jusqu’en 1983. Par la suite, il est en charge des échevinats du Personnel, des Propriétés communales, des Espaces verts, de l’Economat, de l’Urbanisme et des Travaux publics. Il assure la fonction de bourgmestre par délégation de novembre 1992 à avril 1993 pendant la maladie de Hervé Brouhon.

Lors du décès de celui-ci, il devient bourgmestre de la Ville de Bruxelles. Il exerce cette fonction jusqu’à sa démission le 29 mars 1994. Il continue à siéger comme conseiller communal jusqu’à son décès le 8 novembre 2000. Il est installé comme conseiller provincial en 1985. Il siège au Parlement régional bruxellois de 1989 à 1999.

François-Xavier de Donnéa

François-Xavier de Donnéa de Hamoir est né Edegem (province d’Anvers) le 29 avril 1941. Titulaire de plusieurs diplômes universitaires à caractère économique et financier, il a été professeur dans plusieurs universités. Il est professeur émérite depuis 2006. Il a rempli de nombreux mandats politiques au niveau national : membre de la Chambre des Représentants, Sénateur, député européen, ministre fédéral et régional bruxellois, Ministre-Président de la Région de Bruxelles–Capitale. Il est conseiller communal à Bruxelles de 1983 à 2006.

De janvier 1995 à octobre 2000, il est bourgmestre de la Ville de Bruxelles, succédant à Michel Demaret. Au cours de son mayorat il doit notamment gérer l’organisation du Championnat d’Europe de Football en 2000 et les festivités de la manifestation culturelle "Bruxelles, Ville européenne de la culture de l’an 2000". Il reçoit le consentement du Prince Philippe de Belgique et de la Princesse Mathilde lors de leur mariage en 1999. En 2008, le roi Albert II lui confie la mission de médiateur royal en vue d’une nouvelle réforme de l’Etat.

Freddy Thielemans

Freddy Thielemans (cliquer pour élargir) Né au pied de l’Atomium, Freddy Thielemans a étudié puis enseigné dans les écoles de la Ville. Dans le milieu des années 80, alors qu’il exerce son métier de professeur de langues germaniques, Hervé Brouhon, alors bourgmestre de la Ville de Bruxelles, lui propose de le rejoindre en tant que chef de cabinet.

Depuis, son implication politique au sein des institutions de la Ville n’a jamais cessé. Freddy Thielemans s’est présenté pour la première fois aux élections communales en 1988 sur la liste du Parti socialiste (PS) pour être immédiatement intégré au Collège des Bourgmestre et Echevins, d’abord en qualité d’échevin des Beaux-Arts puis de l’Instruction publique.

Il a occupé le poste maïoral de la Ville, qu’il avait déjà occupé brièvement en 1994, de 2000 à 2013.

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Demande de laissez-passer Dimanche sans voiture

Le 21 septembre 2014, lors du Dimanche sans voiture, un laissez-passer pourra être délivré aux personnes qui en font la demande. Attention, cette demande de dérogation doit être dûment motivée!

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